“Il faut rassurer les agriculteurs sur les intentions des écologistes !”

Les élus écologistes de la Ville de Lyon ont été accusés par certains agriculteurs et leur opposition d’être des anti-viande. Cette polémique a occulté l’action réelle mais encore discrète d’un nouvel élu écologiste, Jérémy Camus, vice-président en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation à la Métropole. Il a accepté de s’expliquer sur les vrais projets des écologistes concernant ces sujets devenus très sensibles.

 

Le plan alimentaire territorial de la Métropole, destiné à favoriser la consommation en circuits courts des produits agricoles, c’est en fait David Kimelfeld qui l’a lancé ?

Jérémy Camus : Ce qui a été fait sous le précédent mandat, c’est la mise en place d’une stratégie territoriale avec un diagnostic au niveau de la Métropole mais aussi au-delà, dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres. Et c’est un écologiste, Bruno Charles, vice-président au Développement Durable, qui en avait la charge. Cette démarche exemplaire a été très utile pour arriver au Plan alimentaire territorial lyonnais, le PATLY, qui sera présenté par la nouvelle majorité le 15 avril prochain. On espère qu’il sera labellisé par le gouvernement d’ici juin.

Quels enseignements avez-vous retirés de ces premières études ?
4,6 % de ce qui est consommé par les habitants du Grand Lyon est produit localement, le reste est importé d’autres territoires. Et en parallèle, seuls 5 % de ce qui est produit localement est consommé par les habitants du Grand Lyon. On est donc très loin de l’autonomie alimentaire. Ce qui était aussi inquiétant, c’est que 30 % des personnes interrogées déclaraient ne pas avoir les moyens de se nourrir correctement et 15 % ne pas manger à leur faim. Une de priorités de ma feuille de route pour ce mandat, c’est la justice alimentaire : rendre accessible une alimentation saine au plus grand nombre.

Comment comptez-vous renverser cette tendance ?
On poursuit dans la continuité de ce qui avait été lancé mais on passe désormais à une phase opérationnelle. On a multiplié par quatre le budget consacré à ce sujet en passant de 2,5 millions d’euros à 10 millions d’euros. On veut intervenir de la fourche à la fourchette avec des aides à l’investis- sement aux exploitants agricoles mais aussi aux filières de transformation, à la logistique…

Concrètement, qu’allez-vous faire pour favoriser la production agricole locale ?
On va transformer une partie des surfaces de la Métropole en surfaces agricoles pour augmenter la production locale. Notre principal outil, ce sont les périmètres d’espaces naturels et agricoles protégés, les PENAP, qui sanctuarisent le foncier agricole. 10 000 ha du Grand Lyon sont déjà classés en PENAP. Exemple : une grande partie des Monts d’Or. Ils ne seront donc jamais exploitables autrement qu’en agriculture. Ce n’est pas comme le zonage d’un PLU qui classe les parcelles en constructibles ou non constructibles, mais qui peut évoluer d’une mandature à l’autre selon les orientations politiques. C’est beaucoup plus contraignant.

L’intégralité de l’entretien est à découvrir dans le Mag2Lyon de mars 2021 en commande sur ce site: https://urlz.fr/f8bT

 

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