Aucun parcours officiel n’avait été déclaré selon la Préfecture du Rhône. Plusieurs appels à des rassemblements en différents points de Lyon et de Villeurbanne avaient circulé sur les réseaux sociaux et c’est finalement entre le 7e arrondissement et la Presqu’île que des groupes ont conflué.
Les images de l’Office de tourisme de Lyon en flammes ont fait la Une de l’actualité samedi 17 octobre, avec celles de l’Hôtel de Ville de Limoges également incendié, éclipsant les défilés pacifiques qui ont eu lieu dans d’autres régions.
La Préfecture du Rhône affirme avoir dispersé des “rassemblements à risques” dès 6h du matin. Elle évalue à plus de 20 000 les manifestants qui se sont regroupés place Bellecour, cours Gambetta, quai Augagneur et dans le quartier de la Guillotière, à plusieurs milliers ceux qui sont partis en “cortèges sauvages” et à des centaines “d’individus hostiles” les casseurs qui ont brisé les vitres, dévasté et incendié l’antenne de l’Office de tourisme de Lyon. Ils ont également affronté les forces de l’ordre, bloquant l’intervention des pompiers.
De nombreuses scènes de pillage ont eu lieu visant des commerces du centre-ville, de toute nature : Sephora, Décathlon, Printemps, Graffiti, The North Face, Hugo Boss, Darty, The Kooples, Jott, un fleuriste… Les commerçants se sont souvent retrouvés seuls face à cette violence.
La Préfecture du Rhône affirme avoir mobilisé “en plus des policiers du Rhône, plusieurs
unités de forces mobiles, dont la CRS 83, deux engins lanceurs d’eau, les véhicules Centaure,
des militaires de la gendarmerie, des hélicoptères et des drones” et “protéger en priorité l’intégrité physique des personnes.”
Les réactions indignées se sont multipliées après l’incendie de ce bâtiment du XIXe siècle, initialement bâtiment militaire puis poste de police, avant d’accueillir l’office de tourisme depuis plus d’un siècle.
Le rassemblement pour la paix prévu place Bellecour ce dimanche, à l’appel de représentants lyonnais de plusieurs religions a été reporté.
Une du site de France Info avec une photo de Jeff Pachoud/AFP











