ZFE : Véronique Sarselli salue leur suppression

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Les députés n’ont pas retenu l’amendement proposé par le gouvernement pour sauver les Zones à faibles émissions lors du vote de la loi sur la simplification administrative. Pour la nouvelle présidente LR de la Métropole, c’était un dispositif “injuste et inefficace”.

“C’est enfin une décision équilibrée face à un dispositif devenu dogmatique et inapplicable.” Véronique Sarselli n’a pas tardé à réagir après le vote aujourd’hui à L’Assemblée nationale de la loi de simplification qui confirme la suppression des zones à faibles émissions (ZFE). Elles avaient été instituées par l’Etat français dans les Métropoles pour réduire la pollution en interdisant progressivement les véhicules les plus polluants. Cependant, le calendrier restait ajustable au niveau des collectivités locales,  ce qui avait provoqué des disparités, les élus régionaux se sentant souvent bien seuls à gérer les réactions des habitants.

La transition vers un parc automobile électrique étant loin d’être effective malgré de spectaculaires progrès ces dernières années, et les nouveaux véhicules étant chers, ces ZFE avaient été rebaptisées « zones à forte exclusion” car elles rendaient l’accès à Lyon plus difficile. Les propriétaires des véhicules les plus polluants vivant en périphérie, devaient obtenir des dérogations au coup par coup. Ou changer de véhicules. Les offres de transport en commun ne couvrant pas tous ces territoires de manière régulière.

“Les ZFE ont caractérisé les citoyens en deux catégories : ceux qui vivent préservés en centre-ville et les autres qui paient pour travailler avec plus de difficulté” regrette Véronique Sarselli pour qui “la transition écologique du parc automobile est déjà engagée dans la Métropole”.

Chiffres à l’appui : “Entre 2011 et 2025, les véhicules les plus polluants (Crit’Air 3, 4 et 5) ont chuté de plus de 60 %, passant de 482 000 à moins de 185 000 véhicules. À l’inverse, les véhicules les moins polluants (Crit’Air 1 et 2) ont été multipliés par plus de cinq, passant de 117 000 à plus de 640 000 véhicules. Dans le même temps, les véhicules électriques, quasi inexistants en 2011, représentent désormais plus de 24 000 véhicules.”

Pour la présidente de la Métropole de Lyon, cette transformation est portée par le renouvellement naturel des véhicules. Il semblerait quand même que l’instauration des ZFE a accéléré le phénomène, dissuadant notamment d’acheter des diesels quand des dates d’interdiction très prochaines avaient été annoncées.

Après la suppression des ZFE, la Métropole annonce “une nouvelle phase, fondée sur des politiques plus justes et plus efficaces.” Véronique Sarselli avait annoncé, pendant sa campagne, la tenue d’Assises de la Mobilité à l’automne prochain.

 

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