Après avoir gagné 10 circonscriptions sur 14 à la tête des listes Grand Cœur Lyonnais dimanche dernier, Véronique Sarselli a été élue dès le 1er tour ce jeudi 26 mars matin lors du premier conseil métropolitaine. La maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon dispose d’une majorité confortable de 92 conseillers sur 150. Grégory Doucet ayant gagné les élections municipales à Lyon, l’agglomération lyonnaise se retrouve dans une situation politique inédite avec une ville centre et une métropole de bords politiques opposés. Par Lionel Favrot
La nouvelle présidente de la Métropole a tenu à apporter son soutien aux maires sortants hués après leur défaite dimanche dernier. Une situation qu’a vécu la socialiste Marie-Thèrèse Geffroy à Vaulx-en-Velin. Véronique Sarselli a fait savoir qu’elle ne tolèrerai pas ce genre de pratiques au conseil métropolitain. Ce qui visait sans les nommer la France Insoumise puisque ces scènes choquantes se sont déroulées dans des villes gagnées par le parti de Jean-Luc Mélenchon.
L’élection s’est déroulée en un seul tour avec une seule candidature concurrente, celle de Fatiha Didaoui, une élue LFI de Meyzieu qui ne pouvait compter que sur les 7 voix de son groupe. Au dépouillement, la surprise a été de découvrir 91 votes pour Véronique Sarselli et un vote pour Bruno Bernard. L’opposition ayant visiblement décider de voter blanc, ce vote perdu pourrait être interprété comme le signe d’une défection dans sa majorité. Le phénomène s’est accentué l’après-midi avec le vote sur la liste de vice-présidents menée par Jean-Michel Aulas qui a recueilli 89 voix, toujours sur un potentiel de 92 élus de Grand Cœur Lyonnais.
Véronique Sarselli a précisé que ces 92 élus ne formerait qu’un seul groupe Grand Cœur Lyonnais contrairement aux mandats précédents où on retrouvait généralement une ventilation en différents groupes politiques, des LR aux différentes nuances du centre.
Dans ce discours, Véronique Sarselli a déclaré vouloir éviter une logique de “confrontation institutionnelle » avec la Ville de Lyon où l’écologiste Grégory Doucet va entamer son deuxième mandat. “Mais pour dialoguer : il faut être deux”, a-t-elle ajouté. Elle souhaite également que Lyon intègre davantage “ses fonctions essentielles de centralité” et “ses multiples capillarités avec les communes alentours.”
Assises de la mobilité
Comme annoncé pendant sa campagne, Véronique Sarselli a annoncé “mettre un terme” au projet TEOL, porté par la précédente mandature écologiste pour relier Lyon à l’Ouest lyonnais. En remplacement, elle compte réactiver le projet de Metro E “de Tassin à la place Bellecour”, qui avait eu la préférence de Gérard Collomb, en l’inscrivant dans “une grande remise à plat des investissements de transport public à moyen et long terme.”
Véronique Sarselli a également annoncé l’organisation à la rentrée prochaine “d’Assises de la mobilité.”
Autre décision annoncée et confirmée ce matin : le lancement d’un audit indépendant des comptes de la Métropole de Lyon “pour préparer l’avenir avec lucidité”. C’est pour elle une exigence démocratique en cas d’alternance politique. “Cette démarche, a précisé Véronique Sarselli, ne relève pas d’une tentative de procès ou d’une manœuvre polémique” et sera conduit “sans esprit de revanche.”
Photo @Eric Soudan











