Grégory Doucet-Bruno Bernard : des personnalités nationales en renfort

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Lors des deux dernières semaines de campagne, les candidats de l’union de la gauche et des écologistes, Grégory Doucet et Bruno Bernard ont fait venir des personnalités nationales en appui de leurs candidatures. Le président de la métropole a présenté des projets devant la presse concernant la santé avec Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, le 5 mars, puis sur le logement social avec Cécile Duflot, ancienne ministre et directrice générale d’Oxfam France, le 11 mars. De son côté Grégory Doucet a distribué des tracts le 10 mars avec Olivier Faure, premier secrétaire du PS. Par Ophélie Fink et Alexis Cochet.

 

“On a donné nos légumes à nos enfants sans savoir qu’on les empoisonnait.” À Oullins-Pierre-Bénite, une habitante a livré un témoignage marquant sur les conséquences des PFAS. Aujourd’hui guérie, elle a expliqué avoir été malade, tout comme son fils, l’amie de celui-ci ou encore plusieurs voisins. Ce témoignage a ouvert une prise de parole organisée dans la commune en présence de Marine Tondelier et de Bruno Bernard.

La secrétaire nationale des Écologistes s’est rendue à Oullins-Pierre-Bénite le 5 mars pour soutenir le président sortant de la Métropole de Lyon dans le cadre de la campagne métropolitaine. L’occasion d’évoquer la santé des habitants et la lutte contre les polluants éternels. Le territoire est particulièrement concerné par cette question en raison de la présence du site chimique Arkema à Pierre-Bénite, régulièrement pointé du doigt pour ses rejets de PFAS, des substances chimiques persistantes surnommées “polluants éternels”.

Marine Tondelier a notamment dénoncé le manque de reconnaissance politique des victimes de la pollution.  “Il n’y a pas de minute de silence à l’Assemblée nationale pour les personnes décédées à cause de la pollution de l’air. Cela passe sous silence.”

Pour Marine Tondelier, le rôle des écologistes ne se limite plus à alerter sur les dangers environnementaux. “Quand on est écologiste en 2026, on ne peut pas se contenter de lancer l’alerte, on doit aussi y répondre”, a-t-elle affirmé. Elle a notamment évoqué la promotion d’alternatives aux pesticides, l’introduction de produits bio dans les cantines et les Ehpad ou encore la distribution de paniers bio pour les femmes enceintes.

La responsable écologiste a également relié ces enjeux environnementaux à la question de la sécurité. “Je ne sais pas comment on peut se sentir en sécurité quand ses enfants vont à l’école le ventre vide ou quand on a l’impression, et ce n’est pas qu’une impression, de s’empoisonner quand on boit, quand on mange et quand on respire. Donc ce combat pour l’environnement est avant tout un combat pour la sécurité et la santé”, a-t-elle déclaré.

Présent à ses côtés, Bruno Bernard a défendu le bilan environnemental de la Métropole de Lyon. “On a fait diminuer très fortement la pollution de l’air sur la métropole, avec des résultats”, a-t-il assuré, critiquant les propositions de ses adversaires de CœurLyonnais qui souhaitent selon lui supprimer les zones à faibles émissions ou construire “un méga tunnel”.

Marine Tondelier a enfin défendu l’action des exécutifs écologistes dans les collectivités. “Vivre dans une ville de gauche et écologiste, ça change la vie”, a-t-elle affirmé, espérant voir davantage de villes adopter cette orientation politique.

 

Quelques jours plus tard, le 11 mars, c’est accompagné de Cécile Duflot, ancienne ministre du logement, que Bruno Bernard a évoqué le logement social rue des Nuits, dans le 4e arrondissement, sur le site d’un ancien collège. Ce bâtiment, resté longtemps vacant et squatté, fait l’objet d’une transformation profonde en 105 logements sociaux.  

Ce projet est un symbole important pour la majorité actuelle qui a mis la question du logement comme priorité dans sa campagne.  Dès le début du mandat, la Métropole a rompu e contrat initial signé sous l’ère de Gérard Collomb avec un promoteur privé, en profitant des retards de chantier liés à la pandémie pour réorienter le site vers une vocation sociale et solidaire. 

Au cœur de cette stratégie se trouve le Bail Réel Solidaire (BRS). Ce dispositif repose sur un principe : la Foncière solidaire du Grand Lyon reste propriétaire du terrain, tandis que les habitants achètent seulement les murs de leur logement. Dans un quartier où l’immobilier est particulièrement élevé, ce dispositif national particulièrement mobilisé à Lyon, facilite l’accession au logement.  Des prix même deux fois moins chers que ce qu’on trouve dans cette même rue selon Bruno Bernard.

Cela permet aux futurs acquéreurs de se constituer un patrimoine avec un effort financier mensuel proche d’un loyer. Le témoignage d’une future résidente lors de la visite illustre bien cette réalité : “cela faisait 2 ou 3 ans que je cherchais, et j’avais arrêté de regarder à la Croix-Rousse ». Cette formule a pour but de permettre d’habiter dans des quartiers où les prix ont fortement augmenté ces dernières années.

L’enjeu dépasse le simple cadre de l’habitat. Le projet de la rue des Nuits prévoit également l’installation de locaux commerciaux en rez-de-chaussée, pour améliorer la qualité de vie du quartier, qui contient peu de commerces.  

Renaud Payre, 3èe vice-président de la Métropole en charge du logement social, était également présent. Il a expliqué que la production de nouveaux logements va passer en grande partie par la transformation de bâtiments existants. Il prend l’exemple du 1er arrondissement, où il n’y a plus aucun espace disponible pour construire des logements sociaux.

Entre temps, le 10 mars, Grégory Doucet candidat à sa réélection à la mairie de Lyon, avait reçu la visite d’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste. Accompagné d’Emmanuel Giraud,  tête de liste de l’Union de la gauche et des écologistes dans le 9e arrondissement, le maire écologiste de Lyon a distribué des tracts à Valmy. Un moyen pour le maire sortant de s’afficher avec un allié important le jour où son principal concurrent, Jean-Michel Aulas, organisait son meeting de fin de campagne à la Sucrière.

Olivier Faure a expliqué les raisons de sa venue et affiché son soutien aux candidats locaux, Grégory Doucet pour Lyon, Hélène Geoffroy pour Vaulx-en-Velin et Cédric Van Styvendael pour Villeurbanne. “Je suis venu les soutenir parce que je trouve qu’ils font un travail exemplaire, inspirant. Ce serait dommage de se priver de leurs compétences et de leurs talents”, évoquant également une présence “tout simplement par amitié”. 

Le premier secrétaire du PS a également insisté sur l’importance des élections municipales dans la vie quotidienne et des nombreuses politiques publiques qui dépendent directement des mairies : “Que ce soit l’accueil des enfants dès le plus jeune âge, l’accompagnement des seniors, la mobilité à des prix accessibles, l’accès aux soins ou encore la culture.” Il estime ainsi que soutenir des équipes municipales capables  “d’organiser la ville de manière à ce que tout le monde trouve sa place” est essentiel. 

Interrogé sur une possible alliance avec La France Insoumise à Lyon, Olivier Faure n’a pas répondu clairement à la question, mais il a vivement critiqué son leader. “Jean-Luc Mélenchon est devenu un problème, parfois même un boulet. Il affaibli et divise la gauche”. Il a également dénoncé ses récentes prononciations des noms d’Epstein ou encore Glucksmann lors de meeting à Lyon et à Perpignan, pour défendre “une gauche qui ne flirte pas avec l’antisémitisme, comme cela s’est passé ici à Lyon.“ En ciblant clairement le leader de LFI “Chacun a en mémoire la façon dont il a cherché à faire rire sur des noms juifs, ce qui rappelle de très mauvais souvenirs.”

Olivier Faure a incité les électeurs de LFI à se tourner vers l’union de la gauche et des écologistes, “une gauche qui permet d’aller loin dans la radicalité, mais qui s’efforce de ne pas brutaliser la vie politique”.

 

Photos @OphélieFink /Mag2Lyon: La députée Les Ecologistes Marie-Charlotte Garin, Marine Tondelier, Bruno Bernard et Jean-Charles Kolhlaas, tête de liste d’Union de la gauche et des écologistes à Oullins-Pierre-Bénite
Photos @AlexisCochet/Mag2LyonRenaud Payre, et Bruno Bernard, leur équipe et l’ancienne ministre du logement, Cécile Duflot, devant des logements sociaux en travaux dans le 4e arrondissement; Grégory Doucet, Olivier Faure et Emmanuel Giraud devant la médiathèque de Valmy dans le 9e arrondissement

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