Grégory Doucet et Bruno Bernard, respectivement candidats à la mairie de Lyon et à la Métropole, ont présenté des propositions communes dans le cadre de leurs campagnes. Parmi leurs propositions, la création de cinq parcs : dans le quartier des États-Unis, à Gerland Nord, au sud de la Confluence, sur les hauteurs de Fourvière et le long de la rive droite du Rhône. C’est un choix stratégique de se montrer ensemble. Bruno Bernard évoque “une cohérence”. Il précise que depuis le début de leurs mandats, ils ont toujours travaillé ensemble.
Lors de cette présentation du 29 janvier, les deux candidats ont insisté sur un point : ils ne veulent pas transformer uniquement la Presqu’île, mais également les quartiers populaires, notamment dans les 9e, 8e et 7e arrondissements.
Notamment car ce sont les quartiers où le réchauffement climatique se fait le plus ressentir à cause du manque d’espaces verts et du faible confort thermique des logements.
Le but est d’allier adaptation au changement climatique, accès aux commerces et amélioration de la qualité de vie. Ils ont insisté sur le fait d’écouter les habitants, qui veulent garder cet aspect populaire et éviter la hausse des prix, pour continuer à vivre dans ces quartiers.
Les quartiers cités par les deux candidats sont La Duchère, qui est présentée comme un exemple central : réhabilitation massive de logements sociaux, construction de logements diversifiés, modernisation des équipements publics et création d’espaces publics végétalisés. Même dynamique dans les quartiers des États-Unis, de Mermoz ou de Langlet-Santy, avec un accent mis sur la rénovation thermique pour faire face aux vagues de chaleur.
La création de six parcs a également été annoncée dans cet optique. Parmi eux : un grand parc de quatre hectares dans le quartier des États-Unis, un parc à Gerland Nord, un parc au sud de la Confluence, un parc sur les hauteurs de Fourvière, ainsi qu’un parc linéaire le long de la rive droite du Rhône. Avoir un parc près de chez soi est présenté comme un enjeu de santé publique, mais aussi de justice territoriale.
Enfin, l’un des marqueurs forts de ce point presse reste la création de deux lieux de baignade naturelle : un dans la Saône, accessible dès 2027, et un autre dans le Rhône, au parc des Berges à Gerland.
Ces projets permettent d’utiliser les fleuves afin de proposer un moyen de se rafraichir aux habitants lors des moments de chaleur estival. La lutte contre la canicule est un des points qui a été cité plusieurs fois par les deux candidats, que ce soit pour l’amélioration du confort thermique des logements, la végétalisation ou encore les zones de baignades.
La rive droite de la Presqu’île
Lors de cette conférence de presse, une des propositions principales évoquées est le projet de rive droite sur la Presqu’île. L’objectif cité est l’aménagement des quais, avec des espaces végétalisés et avec le rajout de voies de vélo également. L’ambition est plus large : transformer un espace marqué par la circulation automobile en un parc linéaire arboré sur environ 2,5 km. Plus de mille arbres devraient être plantés à terme, avec l’idée de créer un véritable corridor de fraîcheur, capable de faire baisser la température de 3 à 5 ° en période de canicule et de redonner une place centrale aux piétons.
Ils ont également cité l’objectif de réparer la fracture historique du sud et du nord de la Presqu’île, notamment autour de Perrache. Ils veulent rendre l’accès entre la place Carnot et la gare plus lumineux et direct. Dans la continuité de cet objectif, ils veulent transformer le Centre d’échanges en un lieu attractif : avec des commerces, un hôtel, et un jardin panoramique à 360 degrés. L’enjeu est symbolique : faire disparaître l’image d’une frontière urbaine de la Presqu’île héritée des années 1970.
A proximité se trouve d’ailleurs l’ancienne autoroute A6/A7, devenue M6/M7. Ils ont évoqué la poursuite de sa mutation en boulevard avec davantage de voies réservées aux transports en commun et au covoiturage. L’objectif est de réduire le trafic et d’inciter les automobilistes à contourner Lyon par l’est, via l’A46 et l’A432. En plus de réduire les risques de bouchons, cela permettrait également de réduire la pollution de l’air.
Les candidats ont également rappelé la poursuite des transformations engagées dans des quartiers majeurs comme Part-Dieu et La Confluence. Il y aura davantage de logements, de végétalisation et une augmentation des mobilités douces.
Photos @AlexisCochet/Mag2Lyon : Bruno Bernard et Grégory Doucet, à l’occasion de la conférence de presse commune le 29 janvier. Les deux candidats avec la députée PS de Lyon Sandrine Runel










