Confinement : après le Rhône, à qui le tour ?

Olivier Véran a cité quatre départements de la région en vigilance renfrcée : l’Ain, l’Isère, la Haute-Savoie et la Savoie. Le dernier point épidémiologique officiel pointe essentiellement la Loire et la Haute-Savoie. Point sur la situation.

Le fameux taux d’incidence qui reflète la circulation du virus, est monté jusqu’à 277/100 000 la semaine dernière en moyenne régionale. Trois départements sont au-dessus de cette moyenne (386), la Haute-Savoie (293) et la Loire (285). Les hospitalisations sont reparties à la hausse dans la région (3 169, +4%) de même que les réanimations (480, +7%), ou encore les passages aux urgences pour suspicion de COVID (1 036, +16%).

Le nombre de contaminations détectés par semaine a augmenté de 26% alors que les tests ont progressé de 14% sur la même période. Ce qui confirme une nouvelle embellie de la circulation du virus, probablement accélérée par les variants. Les jeunes sont désormais les plus concernés par la contamination puisque le nombre de cas détectés a augmenté de 33% chez les moins de 15 ans et le taux d’incidence a atteint les 371/100 000 pour les 15-44 ans.

La vaccination progresse en effet fortement chez les plus âgés : elle a atteint 53% des plus de 75 ans et 86% des résidents d’Ehpad. Quant aux professionnels de santé de la région, près de la moitié est concernée (46%). Mais au global, on n’est qu’à 10% de la population avec 782 341 habitants de la région ayant reçus au moins une dose dans la région dont 124 001 professionnels de santé. Depuis le début de la pandémie, 9 747 décès du COVID ont été enregistrés dans la région dont 67% de plus de 80 ans.

Aujourd’hui, 80% des contaminations sont désormais attribuées au variant britannique, plus transmissible que le Covid chinois, alors qu’il ne représentait que quelques pourcentages en début d’année 2021. Le variant brésilien a aussi été détecté en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment chez des enfants, entraînant la fermeture de certaines classes. Ce dernier inquiète plus particulièrement les autorités car il s’agit en effet de deux variants différents dont l’un est suspecté de provoquer des réinfections chez des personnes ayant déjà été contaminés, ou déjà vaccinés. Le variant sud-africain présente le même profil de résistance aux anticorps. Ces coronavirus se rendraient invisibles du système de défense. Cet “échappement immunitaire constitue une menace d’aggravation de l’épidémie” selon le réseau Santé Publique France. Autre inquiétude : ces variants ont passé plus facilement la barrière des espèces en contaminant certains types de souris. En revanche, les maladies développées ne seraient pas plus grave avec ces variants.

Tableaux et histogramme : taux d’incidence tout âge dans les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes

Carte France : en bleu, le variant anglais; en bleu : les variants sud-africains et brésiliens, en vert.

 

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