Bruno Bernard remet l’écologie au cœur de sa campagne métropolitaine

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Bruno Bernard a présenté ses propositions en vue de s’adapter aux changements climatiques. Le président sortant de la Métropole a détaillé trois axes : la protection de l’eau, l’adaptation du territoire et la protection du quotidien. Depuis le début de la campagne métropolitaine, l’union de la gauche et des écologistes avait dans un premier temps, mis en avant des propositions sur le logement, et les transports notamment.

Bruno Bernard a commencé par rappeler “une cohérence totale” entre les projets portés par la Ville de Lyon et ceux de la Métropole. Une union qu’il continue d’afficher avec Grégory Doucet, les deux élus étaient présents à leurs meetings respectifs et s’étant déjà exprimés ensemble lors d’une conférence de presse le 29 janvier.

Parmi les priorités mises en avant, la protection de l’eau occupe une place centrale. Lors de cette conférence du 4 février, Bruno Bernard a évoqué la rénovation et l’extension de l’usine de la Pape, appelée à devenir une véritable usine de secours. Elle a été construite en 1989 et est actuellement rénové pour répondre aux problèmes de la baisse de la qualité de l’eau, à cause du changement climatique. Elle est aujourd’hui en activité 2 jours par semaine et elle le sera 5 jours par semaine à la fin des travaux. Jusqu’à présent, l’alimentation en eau potable de la Métropole reposait essentiellement sur un site unique, jugé fragile. Il s’agit de l’usine de Croix-Luzet.

L’objectif affiché est désormais de diversifier les ressources, notamment en captant l’eau de la Saône pour la traiter à Rillieux-la-Pape. Cette stratégie s’inscrit dans une approche plus globale de sécurisation de l’eau.

Bruno Bernard a également réaffirmé un objectif de « zéro pesticide » à l’échelle métropolitaine. Une orientation qui s’accompagne d’un soutien renforcé à l’agriculture biologique, en particulier sur les terres métropolitaines du Grand Parc de Miribel-Jonage, avec l’ambition d’atteindre 100 % de bio. Le président de la Métropole insiste sur l’accompagnement des agriculteurs, dans un contexte de fortes mobilisations du monde agricole, assurant que la transition vers le bio va aussi améliorer leurs revenus.

“La question de l’écologie du quotidien est cruciale”, il a rappelé l’importance d’après lui de l’écologie du quotidien. Sur la qualité de l’air, il a tenu à défendre le bilan de son mandat, chiffres à l’appui. “On a de fortes baisses de la pollution de l’air dans l’agglomération, par exemple sur le dioxyde d’azote. On est à –37 % de pollution entre 2019 et 2024 sur le périphérique”.

Il a également rappelé que, pour la première fois en 2024, Lyon respecte le seuil européen de 40 microgrammes/m3 pour le dioxyde d’azote. Il en profite d’ailleurs pour répondre à Jean-Michel Aulas, qui a récemment affirmé lors d’une interview sur LCI que la pollution avait augmenté dans l’agglomération lyonnaise. “Ce n’est pas parce qu’un candidat connu parle sur une chaîne nationale en disant que la pollution augmente que c’est vrai ”.

Dans la continuité, Laurence Boffet, vice-présidente sortante de la Métropole en charge de la participation citoyenne, a annoncé l’organisation d’une Convention métropolitaine de la qualité de l’air. Inspirée de la Convention métropolitaine pour le climat, elle a pour but d’associer des habitants tirés au sort afin d’éclairer les décisions du prochain mandat, notamment sur l’avenir de la ZFE.

Adapter le territoire aux fortes chaleurs

Autre point cité : l’adaptation du territoire face aux conséquences du changement climatique. Plusieurs mesures ont été évoquées pour anticiper la hausse des températures et les épisodes de canicule.

Un “plan fraîcheur” a notamment été présenté par Manon Doyelle, tête de liste Porte des Alpes. Dans la continuité de la végétalisation engagée depuis 2020, et du tissage urbain de la place Bellecour, qui a suscité de nombreux débats.

Deux projets ont été évoqués. Le premier concerne la création d’un “climatiseur naturel” dans l’Est lyonnais. Ce projet vise à déployer un vaste réseau de végétation (forêts, haies et corridors de fraîcheur) sur 1 000 has, afin de faire baisser durablement les températures ressenties dans cette zone de la métropole.

Le second projet porte sur la création d’une réserve citoyenne solidaire. L’objectif est de former le week-end des citoyens volontaires capables d’aider les personnes les plus vulnérables lors des crises climatiques, notamment les épisodes de fortes chaleurs. C’est un projet qui sera en lien avec les communes, les associations et les services de secours.

Ce plan est complété par la plantation annoncée de 300 nouveaux arbres, ainsi que par le développement de nouveaux espaces de baignade, comme celui déjà engagé à Gerland. D’autres sites sont actuellement à l’étude, notamment à Givors, dans le Val de Saône ou au Grand Large, à Décines-Meyzieu.

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Photos @AlexisCochet/Mag2Lyon : Bruno Bernard, Laurence Boffet avec leur équipe lors de la présentation des mesures écologiques de leur liste d’union des écologises et de la gauche Avançons Ensemble.

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