Candidat à sa réélection, le maire écologiste de Lyon a présenté en janvier ses mesures pour le logement. Un enjeu central à Lyon où le rythme des constructions a considérablement ralenti. Par Alexis Cochet
Dans le cadre de sa campagne pour les élections municipales de mars prochain, Grégory Doucet, accompagné de Renaud Payre et de Laurence Boffet, est revenu sur un problème qui revient très régulièrement lors de ses rencontres avec les Lyonnais : le logement.
Son objectif : “faire en sorte qu’on puisse se loger de manière abordable à Lyon et que dans son logement on vive bien”. Pour y parvenir, il évoque “un véritable service public du logement”, c’est-à-dire le renforcement de plusieurs mesures liées au logement, sans création de structure dédiée. Ce qui revient finalement à amplifier des mesures qu’il a prises pendant son premier mandat, parfois très contestées, mais qu’il estime aller dans le bon sens et même produire leurs premiers effets.
Premier point de cette stratégie : “défendre l’encadrement des loyers”, rappelle Renaud Payre. Pour le vice-président de la Métropole à l’habitat et au logement social sortant, cette mesure reste insuffisante si elle n’est pas complétée par une action sur les charges. “Le coût du logement, c’est les charges. Nous sommes trop dépendants, encore aujourd’hui du marché de l’énergie”.
La solution évoquée repose sur le développement du réseau de chaleur urbain, déjà étendu de 100 km au cours de ce premier mandat des écologistes entre 2020 et 2026. “Nous voulons atteindre 110 000 logements raccordés d’ici 2032”, annonce Renaud Payre. Une politique qui permettrait “une réduction des factures d’énergie pour les familles de 300 à 500 euros par an en moyenne” selon ses estimations, tout en contribuant à une réduction importante des émissions de CO2.
Autre axe central : l’augmentation du nombre de logements sociaux. Laurence Boffet rappelle que “70 % des Lyonnais sont éligibles à un logement social ”, elle précise que l’objectif est “passé de 24 à 30% de logements sociaux, ça représente environ 1600 logements par an”.
Et l’autre proposition qu’évoque l’adjointe est “un fond d’adaptation des logements à la chaleur” qui répond “à des grandes mobilisations sur de nouvelles formes de mal logements, notamment lié au confort d’été”. Le but est de “mettre des filtres sur vos fenêtres, des volets, d’acheter des ventilateurs” pour avoir des logements plus confortables l’été, de plus ce sont des équipements peu coûteux. Un problème considéré comme important car Renaud Payre rappelle que “Lyon est la ville qui connait la plus forte intensification des canicules en France”.

Photo @Alexis Cochet :
Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon et candidat aux élections municipales lors de ses annonces pour le logement aux cotés de Laurence Boffet et Renaud Payre










