FETE DES LUMIERES Melting pot lumineux

Dès vendredi soir et jusqu’à lundi, on parcoure la ville parée de lumières. Le grand rendez-vous annuel et gratuit sera festif. Avec une envie de renouvellement dans l’air ! Notre focus sur dix sites.
Par Agnès Benoist

« La fête des lumières c’est avant tout une fête. Il faut que cela pétille dans les yeux des gens » Julien Pavillard, directeur artistique de la fête des lumières, a annoncé la couleur lors de la conférence de presse de présentation. L’édition est resserrée, budget oblige, sur 23 œuvres ; mais plus festive et joyeuse que la précédente qui comptait beaucoup d’œuvres à message dont le rendu artistique n’était pas toujours au rendez-vous.

Pop art culinaire
La place des Terreaux, on en fait tout un plat ! C’est l’œuvre la plus guettée de la fête des lumières. Elle sera consacrée à la gastronomie lyonnaise et aux produits du terroir avec une tonalité Pop art culinaire, avec comme double inspiration du collectif venu de Barcelone Tigre Lab, les mères lyonnaises et Andy Warhol. On demande à voir l’œuvre réalisée en mapping (technique de vidéoprojection sur les petites et grandes surfaces) Lundi, c’est raviolis mais la nourriture n’avait pas encore été visitée par la lumière ! Les murs du musée vont flamber lors d’un grand barbecue saucisse, et les poireaux danseront…

 

Skate à Pradel

La place Louis Pradel est également un lieu habituel de la fête des Lumières. Mais pour la première fois elle rendra hommage à 40 ans d’histoire du skateboard à Lyon et à son « spot mythique « HDV » comme la surnomment les pratiquants. La scénographie emprunte des couleurs et formes géométriques, « style Vasarely » avec trois figures (Tricks) lumineuses qui s’animent et simulent un parcours. La journée, on pourra voir l’exposition photo de Fred Mortagne, retraçant 30 ans de pratique skate sur ces dalles.

Saint-Jean sous les faisceaux
Autre site classique mais prometteur, la cathédrale Saint-Jean revisitée sous le prisme lumineux de l’artiste hongrois László Zsolt Bordos, expert du mapping, lui aussi présent à la conférence de presse en novembre dernier. « J’ai réalisé une maquette en résine pour étudier, les lumières et ombres de la façade pour que le bâtiment devienne une sculpture lumineuse vivante. Je vais ouvrir sur la façade une porte vers intérieur du bâtiment. Il y a toujours quelque chose à voir de l’intérieur. »

Nouveautés en série
Pour cette édition, deux nouveautés qui ont déjà fait parler d’elles : le ciel du parc de la Tête d’Or sera envahi par 500 drones synchronisés pour former une ode à la lumière et son histoire. Une gageure technologique qui sera présentée en boucle avec des pauses de dix minutes.
Les moins de 40 ans et les nostalgiques des années 80 attendent tous de passer voir le spot de la place Sathonay financé par Netflix. Stranger Light recrée l’atmosphère de Hawkins, petite ville fictive des Etats-Unis, véritable héroïne de la série culte Stranger Things au moment clé ou la cinquième saison vient de sortir ! Ambiance étrange, suspense, éléments clé dissimulés par la scénographie annoncés….

Voyages
Enfin, la fête des lumières est toujours une invitation aux voyages avec les Malles persanes dessinées à la main avant d’être numérisées par Thierry Pierras, qui déploiera son conte oriental au fil de l’eau, sur les quais de Saône.
Gare Saint-Paul, place aux jeunes artistes venus de Grèce Roumanie et Ukraine avec trois spectacles de mapping différents avec lesquels on prendra le train en musique et l’on visitera le bestiaire fantastique de l’Ukrainienne Maria Prymachenko.

De jour comme de nuit
Ces dernières éditions, la fête des lumières se visite aussi de jour dans le foyer de l’Opéra de Lyon avec Row,une œuvre holographique moderne aux effets visuels et sonores composée à partir de données mathématiques. Le Pôle Pixel, lieu emblématique de l’image et des industries créative de Villeurbanne, accueille un parcours inspiré par la marche de Ghandi.
Enfin, à la fondation Bullukian, l’artiste Peggy Huggon crée une œuvre immersive qui convoque la biologie moléculaire, l’IA, l’humain et l’artistique. Et permet de découvrir d’étranges créatures les Blobs du nom d’un film de série Z (1958) avec Steve Mac Queen. Ces drôle d’organismes unicellulaires existent depuis des milliers d’années…. Pour une plongée dans la biologie moléculaire.
Du 5 au 8 décembre de 19 à 23 H vendredi samedi et lundi, 22 h dimanche 7 décembre de 18 H à 23 h
Tous les détails sur
https://www.fetedeslumieres.lyon.fr/

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