6ème : L’atout du parc en confinement

LYON (69). Boulevard des Belges dans le 6ème arrdt.

Comme chaque année, Mag2 Lyon publie en début d’année un dossier immobilier sur Lyon et l’agglomération. Alors que la crise sanitaire a fortement impacté l’économie, les prix ont continué de progresser : + 10 %. Tour d’horizon, arrondissement par arrondissement. Focus sur le 6e arrondissement.

Les prix ont encore progressé dans cet arrondissement dont le prix médian tutoie les 6 000 euros du m2. Si certains habitants souhaitent partir pour avoir un extérieur, la proximité du parc reste un atout. L’avis d’Anne de Planchard, du cabinet Immocreation et vice-présidente de la FNAIM.

Bilan de l’année: “L’année 2020 commençait très bien. Elle a été stoppée par le confinement. Les agences se sont lancées dans les visites en vidéo, en face-time… Ce qui a permis a des acquéreurs de se positionner, mais c’est au déconfinement en mai que les signatures se sont concrétisées. On s’est rendu compte que la demande évoluait au fil des mois. Les familles cherchent des maisons ou des appartements avec terrasse ou balcon. Ce qu’on ne trouve pas ou peu dans le 6e. Certaines ont donc décidé de vendre. On a aussi récupéré des biens suite à des séparations. Pour autant, les prix ne fléchissent pas car la demande reste très forte. On bénéficie de la proximité du parc de la Tête d’or, de la desserte en transports en commun, des commerces et des écoles de qualité comme le lycée du Parc.”

Ce qui va bouger en 2021 : “Cette crise sanitaire a modifié notre façon de vivre. Les gens aspirent à plus de confort. Le télétravail impose une pièce de plus. On a vu monter cette demande de surfaces plus grandes. Mais les conditions bancaires ont été durcies en 2020. Depuis le 1er janvier 2021, heureusement, le taux d’endettement est passé à 35 % avec une durée de prêt de 27 ans. Ça va fluidifier le marché. Dans notre arrondissement, on a évoqué la grogne concernant les pistes cyclables. Mais elles ralentissent le flux des voitures, cours Vitton, rue Duquesne… Les habitants ne s’en plaignent pas. De plus, on est en retard par rapport à l’étranger.”

Les quartiers qui ont la cote: “On a toujours notre fameux triangle d’or, à 5 minutes à pied du métro Massena ou Foch. C’est entre le cours Franklin Roosevelt et le parc de la Tête d’Or. Par exemple vers la rue Duguesclin où on a des commerces de bouche, très recherchés. Les gens sont exigeants là-dessus: ils veulent pouvoir acheter leur pain en 2 minutes à pied. L’autorisation de sortie à 1 km de son domicile a boosté les zones les plus proches du parc. Les familles veulent pouvoir accéder à la nature. Pour peu que le bien soit au dernier étage, les prix montent à 1500 euros au-dessus du prix moyen du 6e qui est déjà élevé! On ne parle pas du Boulevard des Belges… Le quai de Serbie qui est bruyant reste demandé pour la vue qui est magnifique sur le Rhône et Fourvière.”

©Eric Soudan/ALPACA

La zone moins recherchée : “Il y a 20 ans, je vous aurais dit entre Vauban et Lafayette, mais les façades ont été refaites. Rue Professeur Weill, des arbres ont été plantés et les trottoirs ont été élargis… Même la place de l’Europe qui était mal fréquentée le soir est beaucoup plus sûre, avec Incity, les Halles de Lyon qui ont été rénovées… Du coup, tous les quartiers sont très prisés. De plus, on a tous les types de biens, des studios à 180000 euros pour 30 m2 ou de très grands appartements familiaux à plusieurs centaines de milliers d’euros. On a des immeubles haussmanniens avec hauteur sous plafond et beaucoup de cachet comme des immeubles des années 60 rue Garibaldi, bien agencés, avec des T3 à 450 000 euros.”

Le quartier d’avenir: “Bellecombe. C’est le quartier que je conseille pour les familles qui veulent habiter le 6e sans en avoir le budget. Cette zone est située derrière la ligne ferroviaire, à deux pas des Brotteaux et de la Part-Dieu, en limite de Villeurbanne. Elle est accessible par la ligne de métro A ou B. Il manque encore quelques commerces mais il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre Tête d’Or Brotteaux. On peut alors bénéficier des commerces, des établissements scolaires, de l’école de musique, ou de la piscine rue Tronchet, réservée au 6e. À Bellecombe, on peut trouver des lofts et des immeubles 1900. C’est sympa et dynamique. On est tout de même à 4500 euros du m2, mais c’est raisonnable pour le 6e car on est à 1000 euros de moins au m2 que Tête d’Or ou Foch. Sur une surface de 100 m2, ça fait une sacrée différence.

Programmes neufs: “On a très peu de terrains disponibles. Et on ne peut pas faire beaucoup de droits aériens, c’est-à-dire rehausser des petits immeubles. Le quartier ne peut compter que sur son existant, donc les personnes qui partent et vendent. À Bellecombe, on a de beaux projets comme l’ancienne blanchisserie des HCL transformée en logements, commerces et espaces verts par Cogedim. Ou la transformation de l’hôpital des Charmettes, également en logements. Enfin, on s’interroge toujours sur le musée Guimet qui devait devenir le pôle de danse. Ce projet est arrêté. C’est dommage car l’immeuble est magnifique. L’ancien bâtiment de la Croix-Rouge va être transformé en habitations rue Vendôme par Arioste. Mais il faudra attendre un peu.”

Cet article m’a intéressé. Je souhaite lire l’ensemble du dossier avec les données chiffrées quartier par quartier dans Mag2 Lyon de janvier : c’est par ici !

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